Preuves Théologiques de la Parenté de l’Égypte Ancienne avec l’Afrique Sud-Saharienne plutôt qu’avec les Civilisations de l’Orient et de l’Occidentale

UNE ACADEMIE MODERNE DE LA SPIRITUALITE TRADITIONNELLE NEGRO-AFRICAINE

Par

Kiatezua Lubanzadio Luyaluka, Ph.D. (hon.)

Publié en ligne et en anglais par le Journal of Black Studies

https://doi.org/10.1177/0021934718808299

Résumé

Cet article traite de la question de la parenté de la civilisation égyptienne antique avec les civilisations voisines. À la preuve du taux de mélanine apportée par Cheikh Anta Diop et à la preuve d’Obenga de la parenté linguistique de Kemet avec l’Afrique Sud-Saharienne, cet article ajoute une preuve théologique. L’article montre que les paradigmes épistémiques orientaux et occidentaux apportés par les Perses et les Grecs étaient destructeurs pour la nature scientifique de la religion que l’Égypte ancienne partageait avec Sumer et le christianisme primitif; tandis que, comme on le voit à travers la religion Kôngo qui est démontrée comme la continuation de la religion de kèmet, le paradigme épistémique de la culture traditionnelle africaine nourrit cette religion. Par conséquent, la parenté théologique naturelle de l’Égypte ancienne est avec l’Afrique du Sud plutôt qu’avec l’Asie et l’Europe.

Le raisonnement utilisé par l’auteur pour démontrer cette parenté théologique est le suivant :

  • Il existe un argument cosmologique qui constitue une théologie systématique naturelle, un modèle scientifique de la religion.
  • Ce modèle, l’argument cosmologique kémétique (ACK), est parfaitement congruent avec les religions de l’Égypte ancienne et de Sumer, avec le christianisme primitif et avec la religion Kôngo, le Bukôngo.
  • Le christianisme occidental et l’islam divergent totalement des doctrines de base de l’ACK; c’est-à-dire du contenu scientifique de la religion de l’Égypte ancienne.
  • Le facteur de la divergence de ces deux religions par rapport à l’ACK est l’influence ponctuelle de la Perse et l’influence de la philosophie grecque dans le bastion égypto-sumérien.
  • Il s’ensuit que le paradigme épistémique oriental et le paradigme occidental (qui est calqué sur la philosophie grecque) détruisent l’empreinte scientifique de l’ACK, tandis que le paradigme épistémique traditionnel africain (comme on le voit dans la religion Kôngo, Bukôngo) préserve cette tendance scientifique de la religion.

Ce raisonnement a conduit à la conclusion que, sur le plan théologique, l’Égypte ancienne partage une parenté naturelle avec l’Afrique Sud-Saharienne parce que, tout d’abord, elle est immergée avec elle dans la même épistémologie plutôt qu’avec une civilisation d’Asie ou d’Europe qui sont plutôt antagonistes à ses contextes théologiques et épistémologiques. Deuxièmement, comme on le voit dans le Bukôngo, le paradigme religieux Sud-Saharienne préserve la scientificité de la religion kémétique, tandis que les influences occidentales et orientales la détruisent.

Pour lire cet article (en version anglaise), rendez-vous sur : https://doi.org/10.1177/0021934718808299

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