Le Christ dans la Tradition Spirituelle Bantoue et dans la Science Chrétienne

UNE ACADEMIE MODERNE DE LA SPIRITUALITE TRADITIONNELLE NEGRO-AFRICAINE

Par Dr. Kiatezua Lubanzadio Luyaluka

Introduction

La notion de Verbe divin est souvent mal comprise et nous avons généralement tendance à croire qu’elle est exclusive à la religion chrétienne. Cependant, cette notion du Verbe divin est la pierre angulaire de la haute tradition spirituelle des Bantous: la tradition spirituelle divine. Nous allons élucider dans cet article la notion de Verbe divin conformément à la tradition initiatique bantoue et à la Science Chrétienne telle qu’enseignée par Mary Baker Eddy.

Le verbe divin dans la tradition spirituelle africaine

Le Bakôngo enseignaient, bien avant l’arrivée de l’homme blanc en Afrique, que le premier être humain créé par Dieu était à la fois mâle et femelle et avait la domination sur toute la terre. Mais à cause de la désobéissance, il a perdu sa nature divine et s’est retrouvé scindé en deux êtres: un homme et une femme. Cependant, Mahûngu (l’homme originel) n’a pas perdu sa nature divine, il l’a simplement perdue de vue; Parce que cette nature est toujours en chacun de nous. Ainsi, la majorité des Bantous appellent leur partie droite la partie mâle et leur partie gauche la femelle; symbolisant ainsi la présence en eux de cette nature complète de l’être.

Cette nature complète de l’être, par laquelle l’homme est mâle et femelle, et a la domination sur tout, est le Verbe divin ou Christ. Parlant de cette nature complète de l’être en Jésus, la Bible dit : « Car il a plu au Père que toute plénitude demeure en lui. » (I Colossiens 1:19) A Lemba, l’une des écoles initiatiques kôngo, il était recommandé à l’initié : « Bôka kua mûntu walunga » ou de faire appel à l’être humain complet. [i] Cela signifie invoquer la nature complète de l’être ou le Christ. Les Bakôngo savaient donc que la prière devait être adressée au Christ, c’est-à-dire par l’être humain idéal, ou aux êtres humains idéaux et non aux mortels.

Le Christ dans la trinité bantoue

La notion de trinité n’était pas inconnue des Bantous. On la retrouve dans la tradition spirituelle kôngo ainsi que dans l’organisation administrative et sociale du royaume de Kôngo. La trinité dans la tradition kôngo implique:

  • L’unité du Père, du Fils et du Verbe sur le plan céleste éternel :
    • Nzâmbi Ampûngu Tulêndo, la source de toute existence.
    • Mbumba Lowa, représentant les Enfants de Dieu sur le plan céleste.
    • Mpina Nza, le Verbe divin, Dieu gouverneur de l’humanité.
    • L’unité du Père, du Fils et du Verbe dans le destin de l’homme terrestre.
      • Mbumba Lowa, Dieu créateur
      • Mahûngu, le vrai Fils de Dieu
      • Kimahûngu, le Christ, la puissance qui permet à l’homme d’être un Fils de Dieu.

Nous savons aussi que dans le Lemba de Doualas (la tradition spirituelle initiatique des Doualas du Cameroun) la notion de trinité était enseignée, Dieu se voit dans cet enseignement manifesté comme:

  • Père: Nyangbé
  • Fils: Kwa
  • Puissance: Dibenga

Par analogie avec la trinité kôngo, on peut conclure que dans la trinité de Douala Dibenga est le pouvoir qui permet à l’homme d’être un Enfant (Kwa) de Dieu.

Cette doctrine traditionnelle de la trinité se retrouve également chez les Mboshi, un groupe ethnique de la République du Congo. Quand les Mboshi se réfèrent à la trinité sur le plan céleste, ils disent:

  • Nzambe, Nzambe, Nzambe (Dieu Tout-Puissant est désigné trois fois pour traduire Sa nature suprême et indicible.
  • Nzambe Iko-latsenge (Dieu, le Créateur du ciel et de la terre)
  • Nzambe Kane (Dieu le juge)

La Trinité chez les Bantous se réfère ainsi sur le plan céleste à la divinité du Père (Dieu Tout-Puissant), à l’Enfant (le Créateur des plans temporels) et à Dieu le juge ou le gouverneur de l’humanité. Alors qu’au niveau temporel, la trinité bantoue se réfère au Père, à l’être humain idéal (l’Enfant) et au pouvoir qui permet aux humains de devenir des êtres parfaits.

La double nature du Christ

Après une analyse de la leçon de ces écoles spirituelles africaines, nous pouvons dire que les Africains concevaient déjà le Christ comme la filiation divine, la manifestation complète de Dieu dans l’être humain, la nature complète et parfaite de l’être où chaque qu’être humain est mâle et femelle; c’est-à-dire par lequel chacun de nous incluait toutes les qualités mâle et femelle de Dieu ; parce que « mâle et femelle » ne se réfèrent pas au sexe, mais à la nature paternelle et maternelle de Dieu.

une chanson de Lêmba, l’académie initiatique civile kôngo dit:

Parmi ceux qui vivent dans ce plan

Parmi les ancêtres

Bracelet et bracelet se cognent

Parmi ceux qui vivent dans ce plan

Parmi les ancêtres

Eh Mahûngu e!

Ils se rassemblent autour de toi.

Le bracelet mentionné ici était un signe distinctif des initiés qui symbolisait leur sainteté; parce que la pureté était une exigence rigoureuse dans les écoles spirituelles traditionnelles des Bakôngo. Le fait ces bracelets se cognent montre qu’à tout moment les initiés sont toujours ensemble; Car cette unité seule permet amène leur bracelets, qu’ils n’enlèvent jamais, à se cogner.

En d’autres termes, dans cette chanson, l’initié est invité à réaliser la présence autour de lui des initiés qui l’ont précédé dans l’au-delà. D’où le sens de l’exclamation suivante : « Eh Mahûngu, ils se rassemblent autour de toi. » Notez que celui qui s’appelle Mahûngu ici ou l’être humain parfait, l’être humain complet, ou Christ-homme, est le disciple, le candidat à l’initiation. Et ceux qui se rassemblent autour de lui sont les Maîtres qui le précèdent dans l’au-delà, les Christ-hommes ; parce qu’ils sont passés par les mêmes phases de purification que le disciple, ils sont donc des Mahûngu.

Cela nous amène à une troisième vision que les Africains avaient du Christ. Le Christ pour eux n’est pas seulement la nature complète d’être dans les humains, les Enfants de Dieu, mais c’est aussi la nature complète d’être autour de chaque être humain, symbolisée dans la chanson par la présence des êtres complets autour d’un être complet, la présence des saints autour du saint. Ainsi prier pour les Bantous consistait-il à prendre conscience du Christ en soi et à prendre conscience du Christ autour de soi ; en d’autres termes, prendre conscience du Christ-homme en soi, prendre conscience des Christ-hommes autour de soi. Par conséquent, le Christ dans cette conception est la nature complète de l’être dans chacun de nous et autour de chacun de nous.

La notion d’être humain chez les Bantous

Le mot homme est traduit en langues bantoues par Muntu, Moto, Mutu, Mut, etc. Nous savons que ces termes désignent à la fois l’être humain et la tête. Mais ces mots sont-ils vraiment synonymes du mot Français homme ?

Dans toutes les langues bantoues, on peut dire de deux bato (pluriel de moto) qu’ils sont un moto. Cependant, en Français on ne peut pas dire de deux hommes qu’ils sont un homme, mais plutôt qu’ils sont unis. Le mot Français homme se réfère à un être corporel, tandis que muntu, moto, ou mut, se réfèrent à une idée, une conscience. Cette conscience peut impliquer un être humain, plusieurs êtres humains ou tous les êtres humains.

Cela rejoint le concept métaphysique où l’homme est l’idée de Dieu et non un être corporel matériel. L’être humain dans la Science divine peut donc être :

  • Individuel
  • Collectif
  • Générique

Le Christ comme idée vraie de l’individu

Le Christ, en tant qu’idée vraie de l’homme individuel, implique la vraie nature de chacun de nous, selon laquelle chacun inclut toutes les qualités de Dieu et ne manque de rien. Et dans cette vraie nature, chacun de nous est un saint.

Le Christ comme idée vraie de l’homme collectif

Si nous considérons un groupe non spécifié d’individus, il constitue un homme collectif, un ensemble d’hommes individuels. Le Christ, en tant qu’idée vraie de cet homme collectif, implique que chaque membre de ce groupe est une idée du Christ, que chaque idée individuelle de ce groupe inclut toutes les qualités de Dieu. Affirmer la nature christique d’une famille, c’est donc refuser d’y voir des mortels imparfaits, mais seulement les idées pures, parfaites et complètes de Dieu.

Le Christ comme idée vraie de l’homme générique

Comprendre que Christ est la véritable idée de l’homme générique, c’est comprendre que chaque homme est maintenant même une idée du Christ. Jésus a toujours été conscient du Christ comme une véritable idée de l’homme générique, d’où il guérissait facilement. Il maintenait constamment la véritable idée de l’homme, ou l’idée christique de l’homme. Nous lisons dans Science et Santé : « Jésus voyait dans la Science l’homme parfait, qui lui apparaissait là où l’homme mortel pécheur apparaît aux mortels. En cet homme parfait le Sauveur
voyait la ressemblance même de Dieu, et cette vue correcte de l’homme guérissait les malades. ». [ii]

Le Christ comme idéal, message, idée, manifestation et nature

La beauté est un concept qui est présent dans l’Esprit (Dieu comme source des idées). La beauté dans l’Esprit est un idéal. Dieu partage cet idéal avec nous par un message, donc la beauté est un message de l’Esprit. Perçu par la conscience humaine, ce message devient une idée. Lorsque cette idée est comprise et chérie dans la conscience, elle apparaît sur le corps comme une nature. La beauté est donc à la fois un idéal, un message, une idée, une manifestation et enfin une nature. Cela peut être dit de toutes les idées de Dieu, y compris le Christ.

  • Le Christ est l’idéal divin de l’homme : Mary Baker Eddy écrit : « Jésus présenta mieux l’idéal de Dieu que ne le pouvait tout homme d’une origine moins spirituelle ».[iii]
  • Le Christ comme message : nous lisons dans Science et Santé : « Le Christ est la vraie idée énonçant le bien, le message divin de Dieu aux hommes, parlant à la conscience humaine ». [iv]
  • Le Christ est une idée : nous lisons dans Science et Santé : « Le Christ est la vraie idée énonçant le bien, (…) ». [v]
  • Le Christ est la manifestation de Dieu : Mary Baker Eddy définit le Christ de cette façon dans Science et Santé : « La manifestation divine de Dieu, qui vient à la chair pour détruire l’erreur incarnée ». [vi]
  • Le Christ est une nature : parlant du Christ comme d’une nature, Mary Baker Eddy dit dans Science et Santé: « Ce Christ, ou la divinité de l’homme Jésus, était sa nature divine, la sainteté qui l’animait ».[vii] Elle dit aussi à la page 119 : « Dans un certain sens Dieu est identique à la nature, mais cette nature est spirituelle et n’est pas exprimée dans la matière ». [viii] Et enfin, à la page 333, nous lisons : « Christ exprime la nature spirituelle, éternelle de Dieu ». [ix].

Jésus et Christ

Christ n’est pas, à proprement parler, le synonyme de Jésus. Nous savons tous que sur le plan politique la notion de président fait référence au fait de gouverner une entité républicaine. Mais ce mot appliqué à Paul Biya (le président du Cameroun) devient son titre et désigne aussi sa personnalité de chef d’Etat. Mais Paul Biya et président ne sont pas synonymes.

Ainsi, en relation avec la personnalité de Jésus, le terme Christ se réfère à trois concepts:

  • Le mot Christ désigne, à proprement parler, l’idée divine de Dieu, cette idée que Jésus a acceptée et vécue et que chacun de nous doit aussi accepter et vivre pour son salut.
  • Le Christ est aussi le titre de Jésus en tant que personne qui, à son époque, était la plus haute manifestation du Christ.
  • Le Christ désigne aussi l’individualité spirituelle de Jésus, la sainteté qui l’animait et qui guérissait les malades.

Notion de sainteté

La sainteté implique la pureté des pensées et des actes. La sainteté peut être relative ou absolue.

  • La sainteté au niveau relatif : Un homme peut être plus pur qu’un autre, même s’il n’a pas encore développé toute sa sainteté. Un marchand, bien qu’utilisant la croyance en un pouvoir humain personnel pour réussir dans son métier par le travail, est plus saint qu’un brigand qui tue pour s’enrichir.
  • La sainteté au niveau absolu : C’est sur le plan absolu que nous utilisons le terme saint en relation avec l’idée du Christ. C’est une nature de l’être par laquelle la croyance du plaisir dans le péché est impuissante et sans influence sur l’être. Cette nature est la véritable manifestation du Christ dans l’homme ; ainsi prendre conscience du Christ revient à prendre conscience de la sainteté de Dieu en nous, cela implique le fait de sanctifier son être, de prendre conscience de sa pureté, d’affirmer et d’accepter au fond du cœur que le péché ne nous a jamais fait et ne nous fera jamais du bien.

Le Christ, la sainteté et la pureté sont donc trois concepts essentiellement liés. Personne ne peut dire qu’il a réalisé le Christ quand il n’a pas pris conscience de sa pureté comme une croyance de plaisir dans la matière détruite. Et personne ne peut prétendre avoir réalisé le Christ dans son prochain, quand il n’a pas perçu en lui le néant de la croyance du plaisir dans le péché, bien que cela n’enlève pas au prochain la nécessité de travailler lui-même pour accueillir le Christ, pour se réformer. Comprenant cela, Jésus dit à la femme adultère : « Va, et ne pèche plus ». (Jean 8:11) En d’autres termes, bien que Jésus ait affirmé le Christ en elle, il lui appartenait aussi d’accepter le Christ dans sa propre conscience.

Prendre conscience du Christ en nous, c’est prendre conscience de notre sainteté absolue et s’efforcer de la vivre. Prendre conscience du Christ qui nous entoure, c’est prendre conscience de la sainteté absolue de l’homme collectif ou de l’homme générique qui nous entoure ; C’est prendre conscience de la présence des saints autour de soi.

La pureté : le chemin vers le Christ intérieur

La pureté est le seul chemin qui nous amène à la manifestation du Christ en nous et à la perception du Christ autour de nous. Il est essentiel de se purifier pour manifester le Christ en soi et autour de soi. Mais que signifie se purifier ? Nous pouvons lire dans Science et Santé : « Le grand fait spirituel doit être mis en évidence que l’homme est, et ne sera pas, parfait et immortel. » [x]

Purifier, c’est donc prendre conscience que l’on a toujours été pur et que l’on sera toujours pur ; Il ne s’agit donc pas de devenir ce que l’on n’est pas, mais plutôt de prouver ce que l’on a toujours été. Cela implique deux choses :

  • La pureté ne dépend pas de nos actes, mais nos actes dépendent de la pureté.
  • La pureté est un don de l’amour divin, mais elle doit être acceptée ; Celui qui l’accepte doit se séparer du péché, c’est-à-dire qu’il doit abandonner la croyance du plaisir dans le péché.

Le pharisien qui se frappait la poitrine en priant, prétendant être pur et ne pas être comme le publicain, croyait que la pureté dépendait de ses actes religieux et humains. Ainsi son orgueil lui ferma l’entrée dans le royaume des cieux, la conscience et la présence du Christ en lui et autour de lui. [xi]

Le publicain qui lui se frappait la poitrine en demandant la clémence des cieux à son égard, fit la même erreur que le pharisien, parce qu’il croyait que sa pureté dépendait de ses actes et donc il se condamnait lui-même plutôt que de condamner le péché. Mais, contrairement au pharisien, son humilité lui avait permis d’accepter le Christ et de le vivre.

Nous ne devons adopter ni la position du pharisien ni celle du publicain. Nous devons cependant reconnaître que le péché est un mal et ensuite prendre conscience que le péché ne nous a jamais donné du bien, et donc il ne peut pas nous séparer de notre pureté, mais nous devons être conséquents et nous engager à vivre cette pureté.

La purification n’est pas une autosuggestion

Il est important de ne pas confondre le processus de purification avec l’autosuggestion. Nous savons que la purification consiste à prendre conscience de sa pureté en tant qu’enfant de Dieu, dans le passé, le présent et l’avenir. Mais examinons ce concept un peu plus en profondeur.

Nous savons que nos ancêtres considéraient la prière comme un procès, dans lequel l’homme défend sa cause devant les cieux (c’est-à-dire devant les ancêtres saints). Pour cette raison, en douala, en kikôngo et en baoulé de Côte d’Ivoire, le même verbe est utilisé pour dire prier et pour dire plaider devant un tribunal. Mary Baker Eddy fait référence à cet aspect de la prière dans son allégorie qui se trouve à la page 430 de Science et Santé où un homme malade défend sa cause devant un tribunal.

Dans un tribunal, on ne parle pas à soi-même, mais plutôt au juge ou à la partie adverse. Ainsi, dans le processus de purification, lorsque nous affirmons notre pureté dans le présent, le passé et l’avenir, nous ne parlons pas à nous-mêmes, car ce serait de l’autosuggestion. Mais, nous nous adressons plutôt soit au Dieu créateur, soit au Christ, c’est-à-dire aux saints, soit à l’esprit charnel qui est la partie adverse.

Lorsque nous nous adressons au Dieu créateur, notre prière est une prière de gratitude, car en réalité nous ne demandons pas à Dieu de nous rendre purs, mais nous Le remercions de nous avoir créés purs. Mais lorsque nous nous adressons au Christ, c’est-à-dire aux saints qui nous soutiennent, notre prière est aussi une demande de justice. Cependant, l’affirmation de notre pureté en nous adressant à Dieu ou au Christ doit aussi être une acceptation de notre nature christique.

Lorsque nous nous adressons à l’esprit charnel, notre prière est une argumentation : une affirmation de la vérité et une négation de l’erreur.

S’adresser à soi dans le processus de purification c’est de l’autosuggestion et cela à long terme ne donne plus un bon résultat. Cette mauvaise pratique mentale nous sépare de Dieu tout en nous faisant croire que le pouvoir de guérir est personnel.

Tout est pur pour ceux qui sont purs (I Tite I: 15)

La première étape lorsque l’on se lance dans la recherche de la spiritualité est de prendre conscience de sa propre pureté. Mais à un certain stade du développement spirituel, on se rend compte que se purifier, c’est aussi prendre conscience que tous sont purs. Comprenant cela, Jésus a enseigné à ses disciples à prier à la première personne du pluriel : « Notre Père qui es aux cieux… » Nous sommes purs parce que Dieu, le Tout-en-tout, est pur, par conséquent tous sont purs.

L’expert en science divine qui comprend cette réalité peut ainsi affirmer : « Je suis pur, j’ai toujours été pur et je le serais toujours, parce que Dieu est Tout et que tout est pur, le péché n’a jamais eu le pouvoir de nous faire du bien, donc il ne peut pas avoir le pouvoir de nous séparer de Dieu… « .

Conclusion

La notion du Verbe divin est essentielle à la dévotion dans la haute tradition spirituelle bantoue. Ce concept est identique à la notion de Christ dans la Science Chrétienne. Le Christ est inséparable de l’homme, mais cette nature complète de l’être doit être acceptée et vécue par chacun de nous. Ainsi, la prière dans la science divine bantoue consiste à prendre conscience du Christ en soi pour prendre conscience du Christ autour de soi ; c’est-à-dire prendre conscience de la sainteté en soi pour que la présence des saints-ancêtres autour de soi devienne tangible. Dieu agit toujours par le Christ et dans la double dimension du Christ : la sainteté qui demeure dans l’homme et la sainteté qui entoure l’homme.

[i] Fukiau, A., Le Mukôngo et le monde qui l’entourait, Kinshasa, 1969, p.113
[ii] Mary Baker Eddy, Science et Santé avec la clé des Ecritures, Boston : EFPC, pp 476-477

[iii] Ibidem p.25

[iv] Ibidem p. 332

[v] Ibidem p. 332

[vi] Ibidem p. 583

[vii] Ibidem p. 26

[viii] Ibidem p. 119

[ix] Ibidem p. 333

[x] Ibidem p. 428

[xi] Voir Luc 18 : 10-14

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